Le dernier chasseur de vampire tome 1 : l’éveil

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Roman de Cendre Elven
Juin 2010
aux éditions 1001 Encres
231 p.
Format : 18 x 12 cm
Prix  : 10 €
ISBN  979-10-92806-01-4
Déconseillé au moins de 16 ans (selon la 4e de couverture)

C’est sans doute pour se faire des amis que Gabriel (qui déménage sans arrêt à cause du métier de sa mère) a accepté d’accompagner Thierry et d’autres jeunes au cimetière. Il espère que c’est un moment qu’il oubliera vite, ce qui est possible vu qu’il souffre de graves problèmes de mémoire. Amusés par les réticences de Gabriel, la bande de caïds décide de l’amener explorer un caveau ! Mauvaise idée ! Une ombre surgit et tue les trois compagnons du héros. Le vampire s’approche du dernier survivant et, contre toute attente, l’épargne et même le soigne. Cela ne veut pas dire que Gabriel est tiré d’affaire : il découvrira que sa mère n’est pas étrangère à toute cette histoire et que son odeur (qui charme tant le suceur de sang) s’explique par le secret qui entoure sa véritable nature.

Le « Boys love » est une romance mettant en scène l’histoire d’amour entre deux hommes. Le lectorat principal est féminin. Bizarre ? Oui c’est vrai, mais au final c’est une belle façon de s’affranchir des problèmes de genres qui ont fait tant de mal à l’image de la femme. Dans ces récits, peu importe que les personnages soient féminins ou masculins, tout comme le décor de l’intrigue qui est une Amérique de série TV. Nous sommes dans un théâtre d’ombre où les silhouettes, rapidement esquissées, servent de supports à notre imaginaire et à nos fantasmes. De ce point de vue, le roman fonctionne très bien. La lecture est fluide, pas d’ambition stylistique mal placée. On se laisse prendre par le récit pas original, mais efficace.

D’un point de vue formel, on est sur un format livre de poche, facile à manipuler, solide, proprement réalisé, peu de coquilles ou fautes dans le texte, ce qui contribue au confort de lecture. La présence d’un ISBN fait tiquer : Est-ce encore du fanzine ? On se doute que l’auteur n’est pas dans une quête de voie alternative (consciente) à l’édition mais à l’imitation. Cependant, l’auteur ne semble pas craindre l’appellation « fanzine » et la diffusion confidentielle montre que cette publication a  sa place dans ma collection.

Une lecture plaisante de fan qui se réapproprient les univers fictionnels.

Acheté à Japan Expo 2015 – dévoré en une journée

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