Vers une reconnaissance de la valeur patrimoniale du Fanzine

Grand sujet de débat : Faut-il où nous conserver les fanzines ? En effet, ce média est lié à une démarche spontanée et le droit à l’oubli n’a aucune raison de ne pas s’appliquer aux fanzines. Il y a donc les adeptes du OUI qui dépose à la fanzinothèque de Poiters, à la BNF etc … et les adeptes de l’éphémère qui jettent tout après lecture.

L’UDoduF a clairement une démarche qui va du coté du premier camp, mais le discours des anti-conservations est aussi très intéressant : Ne risque-t-on pas de dénaturer le fanzinat en lui donnant une valeur patrimoniale et en l’enfermant dans un musée. L’UDoduF cherche donc un entre-deux : permettre une approche documentaire du fanzine mais sans institution. Ce qui signifie renoncer aux subventions.

Cette question de la patrimonialisation du fanzine commence à intéresser de grandes bibliothèques. Si la Fanzinothèque de Poitiers a été parmi les premières à vouloir numériser son fonds, aujourd’hui, des bibliothèques américaines se lancent là dedans.

C’est là qu’on touche un sujet d’actualités : Octobre 2014, la bibliothèque de l’université de Iowa annonce son projet de numérisation d’un fonds de 10 000 fanzines de Science Fiction (la collection Hevelin) qu’elle vient d’acquérir. Je vous laisse en découvrir davantage en lisant ce communiqué de presse (en anglais).

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